golf

Pour quel but personnel...


Pour quel but personnel... ai-je développé le logo-actif ?

En fait c'est une très longue histoire.

Elle s'étale sur plus de dix ans.

Pour faire relativement court, cela commence par ma prise de conscience écologique au milieu des années 90, mais également par une période de chômage. C'est au début de ce millénaire, que le breton que je suis a cherché à communiquer dans le sens de la défense de la mer, si maltraitée qu'elle est. Mais il fallait également en vivre. Un exemple proche me faisait penser que c'était possible. Il me fallait donc un logo pour la marque de sportswear que je souhaitai créer.

Quels caractéristiques, liées à la nature, employer ? Un coup de pouce vint de l'extérieur, au cours d'une rencontre que je vous rapporterai par ailleurs, dans un autre billet. Malgré ce coup de pouce, le résultat prit du temps et vint dans la douleur intellectuelle. Sauf que les caractéristiques liées à la nature étaient bien là.

Point de départ, le sillon du laboureur. Une mise en évidence de la fertilité terrienne. Ensuite... la difficulté. Jusqu'à une éclaircie. Puisque le sillon se fait dans la terre, prendre la périphérie de la planète... pouvait se justifier. Ce qui donna un horizon rejoint par deux traits de perspectives à partir du sillon. Puis le soleil pour réchauffer tout çà.

A la présentation en petit comité l'on me fit observer que l'ensemble ressemblait à un petit plongeur. Ce qui ne m'avait pas échappé, mais sans en voir l'intérêt. La graphiste augmenta le volume de la sphère solaire et il devint évident que le logo prenait une forme presque humaine.

Il plaisait, par sa légèreté dynamique, son esprit nature et son allure humanisée, mon logo statique.

Par contre pour mes textiles (dois-je préciser... que je n'étais pas du métier, seulement autodidacte du marketing), le graphisme de mes dessins naïfs et les textes engagés en accompagnement, furent rejetés par les clients, malgré des revendeurs qui eux avaient suivi.

Une autre naïveté dans les approvisionnements me causa des désagréments financiers. Il me fallait donc reconsidérer ma démarche. Quelle réorientation prendre ? La nature biensûr. Et en rapport avec la nature il y avait les activités sportives de nature... Ce fût une bonne idée.

C'est ainsi qu'une particularité de mon dessin me sauta à la figure. Il était possible, sur mon logo, de mettre en évidence plusieurs sports de nature : randonnée pédestre, randonnée vtt, randonnée canoë-kayak en mer. Puis cela s'étendit au montagnard, au surf, à la voile, la planche à voile. Mon logo statique était devenu support d'un autre logo (le logo-second), le logo-actif était né.

Hélas peu de temps après, les finances vinrent à manquer. J'abandonnai à regret la partie, non sans avoir à rembourser les emprunts pendant des années.

Oui mais... le logo du petit plongeur m'était si sympathique qu'il me trotta sans arrêt dans la tête. Lors des matchs internationaux télévisés, je l'imaginai sur les maillots des sportifs de renom en remplacement du logo de deux des marques très connues. Mon vagabondage intellectuel se remit en fonctionnement et le plaisir d'imaginer me repris.

C'est en cette période que l'élément soleil de mon dessin apparu comme un élément substitutif  par sa  transformation en objet sportif. Sa forme sphérique pouvait devenir ballon ou balle. Soit pour le ballon, une relation au football, au volley, au hand, etc ; pour la balle, une relation au golf et au tennis. Il était ainsi possible de positionner la marque dans un univers moins restrictif que celui purement nature qu'est la randonnée en tout genre. Les nouvelles potentialités offertes méritaient que je me re-penche sur l'affaire, tout en espérant maintenir le côté éthique et écologique de la marque.

C'est pourquoi lorsque l'on croit détenir une lumière, il faut la partager, sinon cela n'a aucun sens.

Ce billet est un petit rayon de cette lumière. Puisse-t-elle éclairer la marque SILLONA.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×